Freelance : comment survivre dans la jungle fiscale 2018 ?

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Depuis ces dix dernières années, le nombre de travailleurs indépendants augmente considérablement. Le marché du travail actuel subît une réforme, tant dans la façon de travailler que dans les prestations à offrir. En effet, la tendance freelance, c’est-à-dire l’exécution des tâches à domicile et en toute indépendance, se présente comme une menace pour les entreprises du fait que la plupart des salariés se voient de plus en plus attirés par la liberté de gérer leur temps tout en percevant un salaire équivalent voire supérieur, dans la plupart des cas, que celui proposé par les sociétés.  

Être freelance : une nouvelle façon de travailler

En tant que freelance, tout comme un salarié du terme courant, la personne sera amenée à offrir des prestations intellectuelles ou techniques pour le compte de son donneur d’ordre, qui pourrait être une personne physique ou morale. A la différence du salarié classique, ce choix permet au travailleur indépendant de bénéficier de beaucoup plus d’indépendance et d’autonomie sans contrainte liée au pouvoir hiérarchique mais libre de choisir ses horaires, son lieu de travail, ses clients ainsi que ses projets.

Les obligations fiscales d’un freelance

Le freelance supporte une imposition fiscale sur les revenus qu’il perçoit. Les modalités d’imposition dépendront surtout des régimes juridiques et fiscaux choisis par ce dernier. Le freelance doit avant toute chose déterminer le type d’activité qu’il exerce et si ces activités relèvent des BIC ou des BNC. En effet, toutes les activités du type industrielles, artisanales ou encore commerciales relèvent des BIC, et d’un autre côté les activités libérales qui consistent à fournir des prestations principalement intellectuelles relèvent des BNC.

L’importance du statut juridique

Le statut juridique n’est pas simplement une identification indispensable pour exercer son activité, c’est surtout le cadre légal qui va déterminer le régime et les obligations fiscales ainsi que l’étendue des responsabilités du dirigeant. Pour ainsi dire, le freelance doit savoir quel statut il doit choisir pour lancer son activité indépendante, et si c’est plus avantageux pour lui de débuter en tant qu’auto-entrepreneur ou sous la forme d’une société. En effet, ces démarches et obligations fiscales peuvent souvent se présenter comme une vraie jungle avec tous ces jargons juridiques. Chaque statut a ses avantages et ses inconvénients, le choix devra donc se faire suivant celui qui sera le plus adapté à la situation du travailleur indépendant. Pour ce faire, plusieurs paramètres devraient être pris en compte comme la nature de l’activité, l’ampleur des projets, ou encore le degré de risque en jeux.

La délocalisation : l’externalisation de service

Dans un environnement où la concurrence s’avère de plus en plus rude et en constante évolution, de nombreuses entreprises ont adopté depuis bien longtemps la stratégie d’externalisation de service dans le but d’optimiser leurs coûts, en faisant appel à la main-d’œuvre de pays extérieurs. L’avancée technologique actuelle a permis à ces entreprises de combler un bon nombre de leurs besoins, toujours dans le but de développer au mieux leur entreprise. Cette forme de mondialisation dans l’attribution des services a permis le développement réciproque des entreprises de toutes les nations, outrepassant les barrières liées à la distance et aux différenciations culturelles. Ces entreprises sont connues communément sous le terme de sociétés offshores.

Le dynamisme de ce nouveau secteur

Ce dynamisme s’illustre par la fluctuation grandissante du nombre d’entreprises étrangères créées dans le domaine de l’offshoring, issue d’une grande opportunité pour les entrepreneurs suite à une levée des barrières technologiques. En effet, les activités offshore, de leur accessibilité, deviennent le nouveau filon pour des milliers de jeunes, surtout issus des générations récentes. Cette accessibilité se reflète par une inondation du marché par des offres d’emploi, mais aussi des critères d’embauche qui correspondent à la qualification actuelle de la majorité des jeunes futurs travailleurs.

Les avantages de l’externalisation de service

La raison principale qui motive les entreprises à se tourner vers les pays étrangers reste l’avantage que ses prestataires leur procurent au niveau des prix. Le prix des prestations est moins élevé et les obligations fiscales moins rude. L’environnement législatif ne constitue pas un facteur assez important pour faire l’objet d’une analyse de l’environnement dans la mesure où la législation ne présente aucun impact significatif sur l’évolution de l’activité. En d’autres termes, les sociétés cherchent à s’implanter dans un Paradis Fiscal.

Une solution contre la crise de l’emploi

En temps de crise, toute entreprise classique se retrouve face à de nombreuses menaces liées à l’inflation des prix, à l’instabilité de la clientèle ou des consommateurs et aux règlementations politiques. Par conséquent, la plupart des salariés sont confrontés à une peur de la perte leur emploi dans une période où la stabilité financière devient précieuse. Ainsi, les salariés des pays tiers s’orientent vers les firmes en offshore pour bénéficier de la même sécurité économique, ce qui constitue un avantage énorme pour le secteur. Cette fluctuation de la recherche d’emploi est aussi la raison pour laquelle certaines entreprises pourront profiter d’un élargissement des stratégies internes de recrutement. Certains préserveront les compétences poussées tandis que d’autres exploiteront, malgré les risques, la masse importante de main d’œuvre débutante pour tenter une économie d’échelle. Par ailleurs, la menace de la tendance travail à domicile s’avère être une concurrence indéniable pour les entreprises, notamment dans la mesure où les plus expérimentés dans le domaine préfèrent travailler en direct avec les clients.  
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