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Je t’explique

quel statut choisir pour devenir rédacteur web indépendant

Rédacteur web indépendant

Quand je me suis lancé en 2011, j’ai fait le choix de devenir rédacteur web en auto-entrepreneur. Les avantages me faisait rêver : charges à 5% la première année, liberté totale, simplification des démarches administratives, comptabilité ultra allégée, etc.

Mais si j’avais su, je me serai un peu mieux renseigné sur les autres statuts pour devenir indépendant.

Alors loin de moi l’idée de cracher dans la soupe : j’adore le statut d’auto-entrepreneur, mais il a ses limites (même si on a pu passer à un plafond de chiffre d’affaires de +70 000 euros).

Si comme moi, au tout début de mon activité, tu te creuses la tête pour trouver le bon statut pour devenir freelance, je t’explique ici les différences entre chacun.

À la fin de ta lecture, tu sauras forcément celui qui te correspond le plus !

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Je suis Alexandre Montenon.

Je suis Alexandre Montenon.

Spécialiste en stratégie de contenu et formateur en rédaction web à l'ISCOM Lyon 7.

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Quel statut indépendant choisir ?

Si toute ta vie, tu n’as connu que des CDD et des CDI, la question du statut juridique peut te faire peur. Le mot  “freelance” te fait penser à des mois sans salaire et à des démarches administratives interminables. Et si je te disais que devenir indépendant, c’est pas si compliqué que ça quand on sait faire ?

En soi, la meilleure manière de sélectionner un statut d’indépendant qui te convient, c’est de les comprendre :

  • Micro-entrepreneur
  • EI
  • EIRL
  • Salarié dans une CAE
  • Salarié via du portage salarial

Alors là, à froid, tu ne comprends pas forcément tous les tenants et les aboutissants. Mais après avoir lu ce qui suit, tu verras les choses d’un autre oeil. Fais-moi confiance !

01

Auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur)

Le statut légal le plus répandu en France pour les rédacteurs web : elle permet de se lancer dans une toute nouvelle activité, sans trop de contraintes.

En effet, beaucoup de professionnels du numérique optent pour ce statut, pour ses nombreux avantages. Tout d’abord, sa création est extrêmement simple : il te suffit de te rendre sur la page web de l’URSSAF, de renseigner certains éléments textuels et le tour est joué ! Tu recevras un courrier avec ton numéro SIRET et la carte d’identité de ta micro-entreprise. Il t’appartiendra alors de créer ta ligne éditoriale et le contenu rédactionnel de tes missions, en toute liberté.

Elle sera créée en ton nom, et tu en seras le seul titulaire. Ce qui peut être un avantage comme un inconvénient. Tu seras le seul à la gérer, tu ne peux pas t’associer ni engager des personnes : donc peu importe la charge de travail que tu as, c’est à toi de l’assumer.

Comme pour tout statut juridique, tu vas devoir payer des charges. Mais celles-ci ne sont pas très élevées, et surtout fixées en fonction de ton chiffre d’affaire. Ce qui signifie que si tu ne gagnes rien, tu ne paies rien !

Pour continuer sur la lancée de l’absence de contraintes, tu n’es pas obligé de tenir une comptabilité (même si c’est plus professionnel). Il te suffit de déclarer ton CA, et de payer tes charges tous les mois ou chaque trimestre.

Petit côté négatif de tout ça (malheureusement, il en faut) : ta responsabilité est illimitée. Donc si ta micro-entreprise est en faillite et couverte de dettes, tu vas devoir payer ça de ta poche.

En outre, les banques rechignent parfois à faire des prêts aux micro-entrepreneurs, car ils sont considérés comme peu fiables(c’est ce qu’il m’arrive d’ailleurs en ce moment !). Le revenu d’un micro-entrepreneur varie parfois d’un mois à l’autre en fonction des missions, ce qui effraie les banques. Mais tout est une question de conviction !

02

Entreprise individuelle

Les rédacteurs spécialisés se transforment souvent en entreprise individuelle après avoir été micro entrepreneurs : c’est le prolongement le plus logique. Idéale lorsque ton salaire commence à devenir trop élevé pour être bénéfique en tant qu’auto entrepreneur, l’entreprise individuelle est parfaitement adaptée aux professions libérales.

Les charges sont toujours adaptées au chiffre d’affaire, et l’entreprise individuelle est soumise à l’impôt sur le revenu. Tout comme la micro-entreprise, elle est la propriété exclusive d’une personne physique et ne peut donner lieu à une quelconque association : toutes les responsabilités pèsent donc sur le chef d’entreprise !

Pour monter une entreprise individuelle, tu n’as pas besoin d’avoir de capital social ou de nécessité de rédiger de statuts : la création est extrêmement simple.

Malheureusement, comme les micro entreprises, il n’y a pas de séparation entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel : tu seras donc responsable des dettes de ton entreprise individuelle.

Les différences avec les micro entreprises sont minimes, mais elles existent : le système d’imposition n’est tout d’abord pas le même. Et surtout, tu n’as pas les mêmes plafonds qu’en tant que micro entrepreneur ! Tu dois en outre tenir une comptabilité plus stricte et pouvoir justifier tes dépenses et rentrées d’argent. En réalité, l’entreprise individuelle c’est la première étape de transition vers une véritable professionnalisation.

03

Entreprise individuelle à responsabilité limitée

Autre possibilité si tu souhaites te lancer dans la rédaction de contenu web : créer une entreprise individuelle à responsabilité limitée. En ce qui concerne les modalités d’enregistrement, ce sont les mêmes que l’entreprise individuelle : rien de très compliqué et très peu d’exigences contraignantes.

Ceci dit, il y a une différence majeure : ta responsabilité est limitée. Autrement dit, si ta société fait faillite, seul ton compte professionnel pourra être utilisé pour payer tes créanciers. Ton compte personnel est en sécurité ! Cela limite grandement les risques pris lors de la constitution d’une entreprise.

En outre, ton EIRL peut être soumise à l’impôt sur les sociétés selon tes préférences. Et le fait d’avoir une compta plus élaborée ainsi que la séparation des patrimoines facilite énormément les emprunts auprès des banques. L’EIRL, c’est encore un cran au-dessus dans l’échelle de professionnalisation !

04

Entrepreneur salarié au sein d’une CAE

Depuis quelques années, tout comme les pépinières d’entreprise les Coopératives d’Activités d’Entrepreneurs sont en pleine expansion. Il s’agit tout simplement d’un regroupement économique solidaire d’entrepreneurs.

Pour être plus précis, de nombreux professionnels freelances se regroupent dans une CAE, qu’ils soient du même métier ou pas. Community manager, concepteur rédacteur, référenceur, responsable de webmarketing (ou content marketing, marketing de contenu, stratégie de contenu SEO), développeur, content manager, journaliste web, et même des métiers plus artisanaux : tu peux trouver de tout au sein d’une CAE !

L’avantage non négligeable des CAE est la stabilité. En effet, les membres sont considérés comme entrepreneurs-salariés : ils ont la liberté des auto entrepreneurs, couplée à la sécurisation d’un CDI. Une protection juridique, sanitaire et sociale, une gestion administrative quasi complète et un salaire lissé et réparti sur plusieurs mois en fonction du chiffre d’affaire : voilà la logique des CAE !

Bien évidemment, ce genre de cadrage extrêmement sécurisant n’est pas gratuit : environ 10 ou 20% de ton chiffre d’affaire sera versé à ces centres de gestion. Mais en contrepartie, tu pourras être pleinement consacré à la rédaction de pages web et fiches produits pour te permettre de rédiger du contenu de qualité, sans aucun problème administratif à l’esprit.

En plus, si certaines décisions ou politiques de la CAE te dérangent, tu peux en devenir associé afin de prendre part aux débats. Ainsi, tu pourras la remodeler selon tes idéaux (avec l’accord des autres participants, bien évidemment).

D’un point de vue moins rationnel, tu n’auras pas le côté un peu solitaire du travail en tant qu’indépendant. En effet, tu seras directement inclus au coeur de tout un réseau de professionnels : les CAE, c’est avant tout de l’entraide. Il y règne une véritable solidarité. Ainsi, que ce soit pour une relecture, une réécriture, une stratégie éditoriale, une stratégie digitale, pour t’accompagner dans la rédaction d’articles au contenu unique, tu trouveras toujours un rédacteur freelance prêt à t’aider !

Et être entourés d’esprits si créatifs et motivés, c’est bon pour le moral !

05

Portage salarial

Petit dernier, nouveauté pas si récente que ça : être salarié d’une société de portage ! Dans cette hypothèse, tu dois signer une convention de portage salarial avec une entreprise de portage. Par la suite, tu dois trouver des clients, avec lesquels tu signes un contrat de prestation.

Donc tu passes directement avec ton client, c’est toi qui entres en contact avec. Mais d’un point de vue administratif, juridique et pour ce qui est de facturer, c’est la société de portage qui prend le relais ! Tu as droit à une sécurité sociale, des congés, le chômage, tu cotises… Comme un contrat normal en fait. Mais avec tous les bénéfices de l’auto entreprenariat : les horaires flexibles, le choix des clients et des missions. En plus, si tu as besoin d’aide pour le référencement naturel du contenu des textes ou pour rédiger des contenus pertinents éditoriaux optimisés, tu bénéficies du réseau de rédacteurs professionnels de la société de portage.

Tu trouves que ça ressemble un peu aux CAE ? Eh bien tu as raison ! Mais l’engagement est moindre par rapport à celui pris avec une CAE. Dans une coopérative, étant donné que tu termines bien souvent associé, c’est un engagement à durée indéterminée. Alors qu’avec une entreprise de portage salarial, tu signes davantage un CDD. Avantage ou inconvénient, à toi de voir !

Envoie-moi un mail ou donne-moi un coup de fil !

Tu as la flemme de tout lire ?

Je te fais un petit résumé !

En réalité, tout dépend de la vision que tu as de ton avenir professionnel, des revenus que tu comptes avoir et du temps que tu souhaites y consacrer. En effet, je ne te conseille pas les mêmes statuts selon que tu travailles dans la rédaction SEO à temps plein, ou seulement pour boucler tes fins de mois.

Dans tous les cas, je te conseille de commencer avec une micro-entreprise, pour t’y retrouver correctement. Si tu parviens à te développer, une EI ou ue EIRL semblent être la bonne solution. Et si tu as besoin de te rassurer, d’avoir un réseau et d’être entouré de gens bien-pensants, faire partie d’une entreprise de portage ou d’une Coopérative d’Activités d’Entrepreneurs est le juste milieu entre salariat et auto entreprenariat.

Maintenant que tu en sais plus, il ne te reste plus qu’à choisir !

Si tu as besoin d’autres informations sur le statut en société que tu peux adopter en tant que rédacteur, découvre mon article suivant :

En tant que société
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